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Charrons



Saint patron : Saint Eloi

Il est plus facile de déplacer des matériaux en les faisant glisser sur des rouleaux que de les porter à dos d’homme ou d’animal.

L’idée d’un véhicule sur roues naquit vraisemblablement de cette constatation. La roue devint ainsi l’une des pièces fondamentales de toutes les machines qui furent inventées par la suite.

Dans les décennies qui suivirent le Moyen-Age, les artisans charrons qui fabriquaient les différents modèles de chariots inventèrent la roue à rayons.
Les roues des véhicules légers, dont le moyeu était tourné dans un tronc d’orme, comportaient sept jantes et quatorze rais (rayons).
Les grosses roues de charrette fabriquées à la même époque étaient composées d’un moyeu en chêne, ou axe central, de douze rais en acacia et de six jantes en frêne reliées les unes aux autres par des gougeons de bois.
Le moyeu, d’un diamètre de 0,30 m, était tourné sur un tour à bois actionné par un ouvrier charron. Les divisions pour l’emplacement des rais sur le moyeu étaient faites à l’aide d’un compas, percées à la tarière, et terminées à la gouge carrée.
Après ce travail de perçage, le moyeu n’était pas toujours cerclé. La partie des rais rentrant dans le moyeu était appelée le tenon. Afin de donner plus de solidité à la roue, la largeur du tenon, dans le sens de la longueur du moyeu, faisait 1 mm. par centimètre de plus que la mortaise correspondante du moyeu, qui était de 7 cm environ. Ce surplus de cote était dénommé la tire, et ainsi le rai prenait place dans son emplacement à grand renfort de coups de masse.
Certains moyeux étaient frettés (cerclés) après la mise en place des rais.
Après tout ce travail d’assemblage, venait celui de la pose des cercles de fer sur la roue elle-même.
La pose du cercle était appelée le chatrage.
Un brasier était allumé dans un espace en plein air. Les apprentis alimentaient ce feu à l’aide de bûches et ce travail avait lieu toujours l’été lorsque les roues étaient bien sèches. Les cercles des roues réparées avaient été raccourcis et ressoudés ainsi que ceux destinés aux roues neuves. .
Lorsque ces cercles avaient atteint le degré de température nécessaire, alors, à l’aide de pinces spéciales, les ouvriers les posaient sur la roue qui était couchée sur le sol et les mettaient en place à coups de masse et de marteau. .
Au même instant, les aides arrosaient copieusement le cercle afin que celui-ci se contracte sur la jante et ne transforme pas la roue en charbon. .
Après la phase de serrage, le cercle était rendu solidaire de la roue par des boulons à tête conique noyés dans des trous ayant le même profil qui traversaient le métal et le bois, au nombre de un ou deux par jante.

Nos ancêtres charrons, la lignée des LESPAGNOL, déjà avant 1600 à Montrichard, et on trouvera encore un LESPAGNOL charron à Candé-sur-Beuvron au début du XXème siècle comme en fait foi une carte postale de 1906.

Liste des individus LESPAGNOL

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