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Sabotiers



Saint patron : saint René d’Angers

De nos ancêtres les Gaulois, il nous reste la peur que le ciel ne nous tombe sur la tête, et, dit-on, l’invention du tonneau et du sabot.

Pendant plus d’un millénaire, les sabotiers ont façonné cette chaussure rurale par excellence.

D’une manière générale, le sabotier travaillait dans les régions où il y avait des forêts et des bois ; C’est dire que, de tous temps, on a trouvé des sabotiers dans pratiquement toutes les régions de France. La difficulté de transport du bois obligeait le sabotier à s’installer aux abords de ces forêts, souvent avec toute sa famille, dans une hutte qu’il construisait sur place, la loge. Un ouvrier consommait alors cinq à six paires de sabots par an et l’ouvrage ne manquait pas. Le sabotier achetait son bois sur pied et le faisait transporter jusqu’à son échope ou bien il abattait et débitait lui-même son bois. Il s’agissait souvent du bouleau, parfois de l’orme, du hêtre ou de l’acacia. Le sabot de "luxe" se fabriquait dans le noyer. Le peuplier était utilisé pour faire les sabots utilisés en milieu humide - notamment par les bateliers - car il évitait de glisser ; le chêne et le frêne, trop lourds étaient proscrits.

Le sabotier commençait par choisir et acheter un arbre dont le tronc devait être rectiligne et posséder un minimum de branches, l’abattait et le débitait en "bûches" d’une longueur et d’une épaisseur un peu supérieure à la dimension d’un sabot. Ce bois ramené chez lui, avec l’aide d’un âne, était mis à sécher pendant plusieurs semaines. Ces travaux étaient fait l’hiver, période où la sève des arbres est au repos.

Les grumes de hêtre sont débitées en rouelles à la scie-harpon (ou passe-partout) à la longueur d’un sabot, puis fendues selon leur grosseur. Une fois les bûches débitées, le sabotier dégrossissait la forme à la hache à bûcher, c’est "dresser les quartiers. Cette hache avait un manche très court terminé par une boule pour contrebalancer le poids du tranchant. L’herminette servait ensuite à dégager le talon. Le paroir, sorte de lame tranchante de 80 cm, fixée à une extrémité entrait ensuite en action dans les mains habiles du sabotier pour donner la forme extérieure définitive au sabot. Le creusage s’amorçait à la tarière, sorte de vrille de 40 cm, puis se finissait à la cuiller. Cet outil tranchant, qui ressemble à une cuillère comme son nom l’indique, pouvait avoir plusieurs gabarits. Le boutoir et la ruine (ou rouanne) permettaient d’accéder au fond du sabot pour la finition.

Ensuite, vient le creusage sur la coche, à l’aide de la tarière puis de diverses cuillères, ce travail moins pénible étant souvent dévolu à l’épouse.

Le boutoir est ensuite mis en œuvre pour former semelle et talon.

Fabriquer un sabot n’est pas une tâche aisée et l’apprentissage est long. L’apprenti "creuse" et "finit" pendant quatre ou cinq mois, ensuite il taille pendant deux ans. Les apprentis étaient souvent fils de sabotier. Traditionnellement le père transmettait son métier à ses enfants. L’apprentissage se faisait toujours en famille. Il fallait bien cinq années pour savoir faire de bons sabots. Le métier se transmettait ainsi, de génération en génération, à tous les enfants, filles et garçons, d’où de véritables "dynasties de sabotiers".

Le sabot connaîtra une période faste jusqu’à la Grande Guerre. Entre les 2 guerres mondiales, le déclin commence à s’amorcer. En 1950, la généralisation de l’usage du tracteur pour lequel les bottes sont plus pratiques que les sabots, donnera le coup de grâce aux sabotiers.

Nos ancêtres sabotiers :
Isaac LEGRAND (1636-1687) sabotier à Monthou-sur-Cher et Pontlevoy.
Anthoine FOUÉE (1645-1725) sabotier à Monthou-sur-Bièvre et Pontlevoy
Michel LACLAUTRE (ou LACLOS) (1697-1747) sabotier à Fresnes
François BONNEAU (+<1714) sabotier à St Aignan
Antoine SIMON (+1734) sabotier à Epeigné, 37
Jacques TRILLAUD sabotier creusois à Nouziers (1808-1881)
Lignée des SEIGNEUR sabotiers à Nouan-sur-Loire : Liste des individus SEIGNEUR

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