Aller au contenu Aller à l'accueil plan du site rechercher Aide sur les raccourcis clavier

Sainte Montaine Accueil > La Sologne > Ses Saints protecteurs et guérisseurs >

Sainte Montaine



Patronne de la Sologne
Pélerinage les lundis de Pentecôte

A Sainte Montaine dans le Cher, les femmes allaient boire à la fontaine bouillonnante et sacrée pour être fécondes et ramenaient chez elles des cailloux récoltés sur les lieux..

Qui était Sainte Montaine ? Que sait-on sur elle ?
A vrai dire, très peu de chose, et surtout rien de certain. Elle fait partie de ces - bons saints - de Sologne, honorés particulièrement à leur fontaine plus ou moins miraculeuse, invoqués pour le soulagement de tel ou tel mal, et au sujet desquels les légendes fleurissaient. Sainte Montaine, à sa fontaine solognote, guérissait les douleurs.

La légende populaire de Sainte Montaine est rapportée par Claude Seignolle (En Sologne - Enquête folklorique, Paris 1945 page 130.)

A Sainte Montaine (Cher) on raconte que Montaine, fille de ferme, était allée chercher de l’eau à la source voisine, à l’aide de deux cruches. En revenant, elle les laisse choir, les cassant toutes les deux. Rentrée à la ferme, sa maîtresse se mit en colère, et pour se moquer de sa maladresse, lui ordonna de rapporter de l’eau dans deux paniers. Mais, miracle, Montaine revint avec ses paniers pleins d’eau. Et Sainte Montaine, n’étant pas à un miracle près, fit que les ronces poussant sur le territoire de la commune n’ont qu’un pied et ne prennent pas racines en plusieurs endroits, comme ailleurs.

C’est tout ce que l’on raconte sur elle et qui justifie le culte à sa fontaine.

A côté de la légende purement folklorique et locale, il y a celle qui a été écrite et répandue jusqu’au 19ème siècle par les lectures du bréviaire, notamment, celui du diocèse de Bourges.
Monseigneur Villepelet, dans son livre des Saints berrichons donne les détails suivants : le bréviaire de 1734 faisait simplement mémoire à Sainte Montaine le 1er octobre. Par contre celui de 1863, à la date du 3 octobre, lui réservait une large place en lui consacrant une légende de trois leçons, empruntée à un ancien lectionnaire du diocèse de Bourges, utilisé jadis dans la paroisse même de Sainte Montaine.

D’après ce lectionnaire reproduit par l’Abbé, Sainte Montaine était une fille de Pépin, Maire du Palais, qui avait été demandée en mariage par un prince d’Austrasie. A la proposition que ses parents lui firent de cette alliance, elle aurait répondu qu’elle ne voulait d’autre époux que Jésus-Christ. A la mort de son père, elle serait rentrée dans un monastère, dont elle aurait été ensuite abbesse.

Le bréviaire de 1917 n’a pas reproduit cette légende, et à juste titre, car lorsqu’on la compare avec la vie de Sainte Gertrude, abbesse de Nivelles, c’est presqu’une copie où l’on a fait que changer les noms et quelques circonstances.

Aussi, l’on est en droit de mettre cette vie au nombre de celles qui ayant péri dans les ravages des Normands, ou qui n’ayant pas été écrites jusqu’alors, furent prises ou copiées sur d’autres vies dans le cours du Xème siècle.

Dans "Le diocèse de Bourges" ouvrage récent, sainte Montaine est simplement mentionnée dans la liste des saints du diocèse et qualifiée de veuve ; la date de sa fête : 22 octobre ; située au 9ème siècle.

Et Ferrières dans tout cela ?

Monseigneur Villepelet, dans l’ouvrage cité plus haut, même page, indique : " Dans un village du diocèse de Bourges à Dammartin, étaient autrefois vénérées les reliques de Sainte Montaine, à laquelle les malades atteints de la fièvre avaient coutume de demander leur guérison.
Un jour, le moine Aymon, du monastère de Ferrières-en-Gâtinais, souffrant d’une fièvre opiniâtre, ayant entendu parler des prodiges opérés par la sainte se rendit à son tombeau. Aussitôt guérit, il demanda la permission de passer la nuit en prière dans l’église ; mais, à la faveur des ténèbres, il ouvrit le tombeau et en retira les ossements qu’il enveloppa dans un linge et qu’il emporta furtivement dans son monastère". L’auteur se réfère là à Dom Mabillon.

Voilà comment sainte Montaine serait venue à Ferrières ; tout comme saint Benoît à Fleury, à l’état de reliques. Cela réussit à Ferrières, où le culte de Sainte Montaine s’implanta de façon durable, sans nuire pour autant au culte de la même sainte dans son pays d’origine, à Sainte Montaine qui conservait sa fontaine.

De Ferrières, comment et pourquoi la tête de Sainte Montaine est parvenu à Angluze ? Cachés sous une dalle d’une ancienne crypte, les ossements y furent déposés dans un but de protection contre d’éventuelles agressions envers l’Abbaye.

Angluze était la propriété de l’abbé de Ferrières et offrait quant à l’épaisseur de ses murailles, des garanties de sécurité. Le rapatriement à Ferrières eût lieu vers la seconde moitié du 16ème siècle, période où pour lutter contre la religion prétendue réformée, le Roi Henri III, avec l’accord du Pape Grégoire XIII, leva des impôts sur les abbayes qui vendirent une partie de leurs biens. Ce fût le cas de l’Angluze, vendu en 1576, à Claude Thiballier, gentilhomme de la maison d’Anne d’Este, dame de Montargis et de Nemours. Ce gentilhomme était … huguenot - l’argent du huguenot alla donc à l’abbé de Ferrières, qui le reversa à Henri III, dans le but de combattre l’hérésie, donc les huguenots.

Cantique de la procession à Ste Montaine

REFRAIN :
Sainte Montaine
Demande à Dieu,
Que ta vie nous apprenne
A être généreux
Bis
1- Fille de roi, et comblée par la vie,
Tu vins au monde au milieu des honneurs,
Et devant toi s’ouvrait, sans grands soucis,
Un avenir de joie et de bonheur.
2- En grandissant, princesse dans le monde,
Tu te donnais aux tâches de la cour.
Mais dans ton coeur, vivant de foi profonde,
S’épanouissait le plus fort des amours.
3 - Tu renonças à la gloire précaire
Et sans regret, refuses la grandeur ;
Tu te fis pauvre, et pauvre volontaire
En te donnant à Jésus le Seigneur.
4 - Tu découvris que le sceptre des reines
Ne valait pas la moindre des vertus.
Tu préféras aux ors des souveraines,
Le simple habit te livrant à Jésus.
5 - Tous les petits, les humbles de la terre
Venaient vers toi quand ils manquaient de pain.
Toi, tu savais répondre à leur misère
Et de ton coeur, leur donner d’autres biens.
6- Aux malheureux, tu rendais l’espérance,
Au grand malade et vigueur et santé.
A tous, courage, amour et confiance,
Beaux fruits divins de ta vraie charité.
7 - Après ta mort, dans l’éternelle gloire,
Tu n’as cessé d’intercéder pour nous.
De tes bienfaits, on garde la mémoire,
Lorsqu’en ces lieux on te prie à genoux.
8 - Protège-nous, ô vierge à la vie claire,
Comme la source où nous venons nombreux,
demande à Dieu pour les gens de la terre
Un coeur sensible à tous les malheureux.
9- Guéris les corps des douleurs et des fièvres
Des maladies, des maux et des langueurs.
Mais plus encore, obtiens aux âmes tièdes
La foi, l’amour, la force et la ferveur.
10- Que notre coeur, douce Sainte Montaine
Soit pur et frais comme le flot joyeux
De ta limpide et riante fontaine
Réfléchissant la beauté du ciel bleu.

Sans logo Nadia


Navigation

Lettre d'information |  News | plan du site |  glossaire |  Liens


Afficher le contenu dynamique RSS de Les Racines de Nadia et Damien en Sologne