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Vignerons



Saint patron : Saint Vincent

C’est la profession la plus répandue parmi ceux de mes ancêtres qui vivaient autour de Cheverny dans cette partie de la Sologne qu’on qualifie de viticole.

« Autour de ce personnage du vigneron s’est constitué toute une imagerie on le voit haut en couleur, indépendant, rouspéteur, gaillard, franc buveur, et quelque peu anticlérical avant le mot... Sans vouloir affirmer que ce type de personnage n’a jamais existé, dans ce milieu ou dans un autre, il faut nettement dire qu’il correspond rarement à la réalité.

Un vigneron au XVIIe siècle, c’est strictement celui qui sait travailler la vigne. Ce qui signifie d’abord être attentif à la vigne, aller la voir, la « sentir » en quelque sorte, tous les deux ou trois jours ; lui consacrer de longues journées pour la bêcher, la fumer, la re-bêcher, la tailler -oeuvre de précision, d’intuition et de qualité-, revenir briser les mottes, enlever l’herbe, nettoyer les ceps, ficher les « paisseaux » ou échalas, leur attacher (pas trop étroitement) les branches avec l’osier rouge qui a été récolté au bout du rang, revérifier les liens, surveiller le départ des « lames », futures grappes, enlever au besoin le surplus ; épamprer (ôter les feuilles en surnombre qui gêneraient le mûrissement des grains) ; refouir, toujours à la main avec bêche, houe, ou autre instrument local ; discuter avec les voisins pour faire déterminer (souvent par le seigneur) le « ban » des vendanges ; engager les vendangeurs, « coupeurs » comme « hotteurs », avoir préparé paniers et hottes — d’osier ou de bois—, le moyen de transport (une « bourrique » le plus souvent) pour conduire les grappes à la cuve et au pressoir (seigneurial ou non) ; et par la suite présider aux complexes, lentes et précises activités qui suivent le pressurage... En outre, prévoir le renouvellement des ceps en marcottant en temps utile, et l’emplacement des vignes futures, puisque la « bouture » ou « plant » ou provin attendra trois ans avant de produire.

L’énumération est presque infinie, et nous ne disons rien du travail de la cave ou du cellier, ni de ces pratiques qui varient d’une région à l’autre, ne serait-ce que la hauteur des ceps... » Les paysans français au XVII siècle de Pierre GOUBERT

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